Vous ne devinerez jamais comment cette DS n°4 ridiculise les allemandes (choquant)

DS n°4 : que vaut-elle face aux allemandes Audi, BMW et Mercedes ?

La compacte premium française fait son grand retour avec des ambitions revues à la hausse. Lancée officiellement en juin 2025 avec un démarrage des livraisons dès septembre, cette berline haut de gamme affiche désormais un nouveau nom et un visage modernisé. Affichée à partir de 46 600 euros, elle entend bien séduire une clientèle exigeante qui hésite traditionnellement entre les références germaniques du segment. Son principal défi réside dans sa capacité à convaincre des automobilistes encore réticents face au prestige historique des marques d’mis à part-Rhin.

Un design audacieux pour séduire une clientèle exigeante

Le constructeur français a totalement repensé la face avant de son modèle pour lui donner davantage de caractère. Les proportions générales demeurent identiques à la version lancée en 2021, mais l’esthétique gagne en prestance. Le capot redessiné arbore désormais une ligne plus galbée et étirée qui confère à l’ensemble une silhouette plus statutaire. Cette transformation s’inscrit dans une volonté d’affirmer une personnalité distincte face aux concurrentes allemandes.

Les projecteurs intègrent désormais une signature lumineuse en V, directement inspirée du vaisseau amiral de la gamme. La calandre illuminée renforce cette impression d’extraversion recherchée par les designers de la marque au losange. Selon Thierry Metroz, directeur design de DS, cette évolution vise à créer une harmonie visuelle entre l’avant et l’arrière du véhicule. L’objectif affiché consiste à proposer un style plus incisif, capable de marquer les esprits dans un segment dominé par les constructeurs bavarois et souabes.

Cette refonte esthétique répond à une problématique commerciale concrète. Depuis son lancement initial, la berline française peine à trouver son public face aux BMW Série 1, Mercedes Classe A et Audi A3. Les chiffres de ventes en Europe révèlent un écart considérable, avec un rapport de un à cinq défavorable à la proposition hexagonale. Un constat surprenant pour un modèle jugé excellent sur le plan technique par les spécialistes automobiles.

L’habitacle premium à la française face aux standards germaniques

L’intérieur constitue un véritable écrin de raffinement avec un traitement haut de gamme des matériaux. Le cuir nappa marron habille généreusement le tableau de bord et les contre-portes, créant une atmosphère chaleureuse et luxueuse. Les sièges se distinguent par leurs coutures inspirées des bracelets horlogers, un clin d’œil à l’artisanat français traditionnel. Cette approche design témoigne d’une volonté d’opposer un luxe différenciant aux codes établis par les marques allemandes.

Sur le plan technologique, la berline française rattrape son retard face aux références du segment. Les équipements comprennent :

  • De grands écrans numériques pour l’instrumentation et l’infodivertissement
  • Un système de navigation GPS particulièrement réactif
  • Un affichage tête haute projetant les informations essentielles
  • Des feux Matrix LED adaptatifs pour une visibilité optimale

Cette dotation généreuse place le modèle français au niveau des attentes actuelles sur ce segment tarifaire. La version testée en finition cuir nappa avec motorisation hybride légère et options atteint 51 840 euros, un positionnement qui reflète les ambitions premium de la marque. L’ensemble dégage une impression de qualité perçue satisfaisante, même si le prestige de marque reste inférieur aux références allemandes établies depuis des décennies.

Un comportement routier revu avec des compromis assumés

La dynamique de conduite constitue paradoxalement un point de régression par rapport à la génération précédente. La disparition de la suspension active, même en option, modifie sensiblement le comportement routier du véhicule. Dans les enchaînements de virages serrés, la caisse accuse désormais un roulis plus prononcé qui pénalise l’efficacité sur routes sinueuses de campagne ou de montagne. Cette évolution technique représente un choix stratégique du constructeur, privilégiant d’autres critères.

En contrepartie, le confort général demeure supérieur aux propositions allemandes du segment. La garde au sol rehaussée, comparable à celle d’un SUV, autorise une utilisation sur chemins non revêtus sans risque de toucher le soubassement. Cette polyvalence d’usage constitue un avantage concret pour des automobilistes recherchant une voiture élégante capable d’affronter occasionnellement des terrains difficiles. La suspension souple filtre efficacement les imperfections routières, offrant un agrément appréciable sur longs trajets autoroutiers.

Motorisation Puissance Particularité
Électrique 213 ch 100% zéro émission
Hybride rechargeable 225 ch 81 km en électrique
Hybride léger 145 ch 3 cylindres 1,2 litre

Cette dernière version représente le choix privilégié des clients français, notamment en raison de son tarif d’accès plus abordable. Le moteur trois cylindres turbocompressé délivre des performances suffisantes pour un usage quotidien tranquille, malgré des nuisances sonores et vibratoires perceptibles. Dans un contexte où certains constructeurs français multiplient les innovations techniques, cette approche mécanique plus classique traduit un positionnement différent.

Le positionnement tarifaire, un obstacle commercial persistant

La grille tarifaire démarre à 46 600 euros pour la version haut de gamme en finition cuir nappa avec motorisation hybride légère. Ce niveau de prix se situe dans les standards du segment premium compact, aligné sur les propositions allemandes comparables. Néanmoins, la valeur résiduelle inférieure et le prestige de marque moins établi constituent des handicaps concrets dans les arbitrages d’achat. Les acquéreurs potentiels intègrent ces paramètres dans leurs calculs économiques à moyen terme.

Les formules de location longue durée illustrent cette problématique tarifaire. Pour un engagement sur quatre années, l’apport initial requis s’élève à 4 000 euros, complété par un loyer mensuel de 535 euros. Cette proposition affiche un surcoût de 135 euros mensuels par rapport à une BMW Série 1 équivalente, un écart significatif qui représente 1 620 euros supplémentaires annuellement. Cette différence tarifaire pèse lourd dans les décisions d’achat, particulièrement pour les flottes d’entreprises sensibles aux coûts d’exploitation.

Partager